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Sortie le 9 mars 2015
CD/DVD, vinyle et numérique

Après Nola Chérie et Indiamore, Chassol présente BIG SUN, dernier volet de la trilogie.

Avec Big Sun, son rayonnant quatrième album, Christophe Chassol clôt sa trilogie d'ultrascores (la méthode d'harmonisation du réel qu'il a développée) commencée à la Nouvelle-Orléans créole (Nola Chérie, 2011) et poursuivie en Inde (Indiamore, 2013).

En mars 2014, il part pour la Martinique, d'où sa famille est originaire, ces Indes de l’ouest au cœur de ce qu'il souhaite exprimer de plus personnel et de plus universel. Avec la chef opératrice Marie-France Barrier et l'ingénieur du son Johann Levasseur, ils filment et enregistrent des rencontres, des scènes de la vie quotidienne, le carnaval: un documentaire impressionniste qui constitue la matrice de Big Sun.

Au retour, il compose, monte, assemble, répète et crée les 27 plages d'une odyssée de l'espace antillais en 70 minutes. Big Sun allie le sifflement d'un oiseau et celui de Pipo Gertrude, la poésie de Joby Bernabé, la conversation d'une habitante de la montagne, le rap de Sissido et Samak, la flûte de Mario Masse, le carnaval de Fort-de-France, les conques, le son de la mer ou le chahut d'une partie de dominos. Et de somptueuses pièces comme La Route de la Trace ou Reich & Darwin, qui surgissent au détour d'un virage et nous éblouissent.

Après X-pianos, Indiamore et Ultrascores, Chassol réussit à progresser encore, à renouveler ce langage harmonique qui l'identifie immédiatement. A rebours des chansons qui se construisent autour de trois accords inchangés, il enroule ses canevas complexes autour d'une mélodie immuable. Comme par effet d'optique la voix ne bouge pas mais donne l'impression d'évoluer grâce aux substitutions d'accords et des combinaisons sonores d'une grande sophistication. 

Il en est de même des rythmes, où Chassol se joue de la métrique et des mesures composées avec une égale fluidité. Rien n'est normé et pourtant tout parait normal, il faut beaucoup d'aisance technique pour parvenir à un tel résultat, et encore plus d'élégance pour en dissimuler la complexité. Pas de métronome, pas de séquencer, tout est joué au fil des mots, des bruits, du chant des oiseaux et de la musique intérieure de Chassol. Comme sur les albums précédents Lawrence Clais est aux baguettes, ils sont rejoints au fil du parcours par Jocelyn Mienniel à la flute, Alice Lewis au chant ou Bertrand Burgalat à la basse.

Chassol joue avec naturel des choses qui ne le sont pas. Frank Ocean ne s'y est pas trompé, puisqu'il a fait appel à lui pour son prochain album. Laurie Anderson, Terry Riley et Gilles Peterson non plus. La Martinique de Big Sun pulvérise les clichés, les codes et les catégories musicales. Capitaine Nemo en Fender Rhodes, Chassol nous entraine dans un étrange voyage organisé. Ce qu'il perçoit dans son sonar, son interprétation de la réalité, nous la percevons aussi. Cette île mystérieuse c'est lui, et c'est nous.

 

 

 

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